Dans le cadre dudit projet, un échange scientifique a été organisé avec les apprenants en Mastère ERAIFT, ce samedi 10 février 2018, de 11h30 à environ 14h.

En guise de rappel, l’ERAIFT organise deux Mastères depuis l’année académique 2017-2018:

1)      Un Mastère professionnel sur les Techniques d’Aménagement forestière (TAF) ;

2)      Un Mastère professionnel sur la Gestion des Aires protégées (GAP).

Au total 42 apprenants sont inscrits dans ces deux Mastères et proviennent de 11 pays différents d’Afrique subsaharienne. Ils sont biologistes, forestiers, agronomes, géographes, sociologues, économistes, juristes, communicologues, etc. Les cours sont organisés en 4 semestres, dont les deux premiers semestres à l’ERAIFT afin que les étudiants approfondissent l’approche systémique, qui est la base pédagogique et conceptuelle de l’Ecole. Les deux autres semestres sont consacrés aux cours de spécialités et au Stage qui seront organisés dans l’une des institutions de la sous-région membre du RIFFEAC.

Cette entrevue a été animée par le Dr Nils BOURLAND (Chercheur au Musée Royal d’Afrique centrale à Tervuren) et porté sur 3 principales articulations :

I. Les fondements dans la démarche de rédaction d'un Avis de Commerce Non Préjudiciable (ACNP) dans le cadre de la CITES.

L’interlocuteur a évoqué les cas de l'afrormosia (Pericopsis elata), des mukula et padouk (Pterocarpus spp.) ainsi que des bubinga (Guibourtia spp.). Ensuite, il a été souligné l'importance d'aborder les deux volets à la fois (réglementaire et scientifique).

II. Concernant spécifiquement les espèces du genre Guibourtia en RDC, taxon-cible d'un (ou deux) potentiels travaux de fin d'études.

Pour ce volet, l’interlocuteur a insisté sur les outputs attendus, à savoir essentiellement :

·         l'identification et la description, le cas échéant, de problèmes d'identification botanique (arbres sur pied) et de bois abattu,

·         l'analyse de données d'inventaire afin de déterminer puis commenter les structures des populations-cibles mais aussi la distribution spatiales des tiges (à mettre en corrélation par exemple avec les modes de dispersion des diaspores, les exigences édaphiques, etc.),

·         la production, si absente de la littérature, de cartes de répartition naturelle des espèces-cibles

·         enfin, l'évaluation de l'impact des prélèvements (par exemple une moyenne des 5 dernières années, statistiques officielles et/ou provenant des concessionnaires) sur la viabilité des populations de ces espèces

III. Le jeu de questions-réponses entre les apprenants et le conférencier.

Plusieurs préoccupations ont été soulevées par les apprenants sur cette problématique ACNP CITES. Globalement l’objectif de cette communication a été atteint car il a été question de tenir informé ces futurs cadres africains du XXIème siècle sur la problématique ACNP.

La difficulté majeure constatée chez les apprenants est qu’ils sont encore en premier semestre, si bien qu’ils n’ont pas encore suivis certains cours de « spécialité » prévus à l’année 2, pour leur permettre de bien appréhender cette problématique. Malgré cela, certains apprenants de filière de base « foresterie, agronomie ou biologie » se sont montrés intéressés à poursuivre les réflexions dans ce sens.

Somme toute, l’ERAIFT remercie sincèrement le Royaume de Belgique pour avoir financé ce programme FLEGT au travers la coopération déléguée à l’Union Européenne. La même gratitude va à l’UNESCO, comme Agence d’exécution dudit projet. Une mention spéciale va au conférencier du jour, le Dr Nils BOURLAND pour son temps précieux qu’il a mis à la disposition des étudiants en vue d’organiser ces échanges.

Pour la Coordination du Projet

Pr Jean-Pierre MATE Mweru

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