Du 24 au 26 mars 2026, l’École Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrés des Forêts et Territoires Tropicaux (ERAIFT) a pris part à l’atelier de formation consacré au Centre d’Échange d’Informations sur la Biodiversité (CHM) de la République Démocratique du Congo.
Cette activité a été organisée par le Secrétariat Général à l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, à travers la Direction du Développement Durable (DDD), avec l’appui financier de la Coopération allemande au développement (BGF/GIZ) et l’accompagnement technique du Programme de renforcement des capacités sur la biodiversité de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (CEBioS).
Tenu en présentiel au Cercle Elais, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, cet atelier a été animé par Messieurs Han De Koeijer et Pierre Huybrechts, respectivement Point focal belge pour le CHM et responsable du volet sensibilisation. Il a réuni quinze (15) participants issus des institutions publiques, de la société civile, des peuples autochtones et communautés locales, du monde scientifique ainsi que des organisations non gouvernementales internationales.
Cet atelier a permis aux participants de :
s’informer sur les décisions pertinentes de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CoP-CDB) en lien avec le CHM ;
renforcer leurs connaissances sur le CHM et son fonctionnement ;
faire le point sur l’état de mise en œuvre du CHM en RDC ;
formuler des observations et recommandations, ainsi que définir les prochaines étapes.
La participation de l’ERAIFT à cet atelier s’inscrit pleinement dans sa mission de promotion de la gestion durable des forêts et des territoires tropicaux, ainsi que dans le renforcement des capacités institutionnelles et techniques en matière de conservation et de valorisation de la biodiversité.
L’ERAIFT salue l’engagement du Secrétariat Général à l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat et des partenaires techniques et financiers, en particulier la GIZ et le CEBioS, dont l’appui a contribué au renforcement des capacités nationales en matière de gestion et de partage des informations sur la biodiversité.

Dans le cadre de l’implémentation du projet intitulé : « Evaluation de la valeur des Services Ecosystémiques de la Réserve de Biosphère de Luki (EVASE_RBL) », l'ERAIFT a été invitée à présenter une communication orale à la Conférence européenne d'écologie tropicale 2026 sur le thème: « Community perceptions of ecosystem services of the Luki Biosphere Reserve, Democratic Republic of the Congo». Cette Conférence de haut niveau a été organisée du 23 au 27 février 2026 à l’Université de Passau en Allemagne.
Placée sous le thème « Espèces – Écosystèmes – Populations », cette conférence internationale a offert un forum pour examiner les interactions entre la biodiversité, les écosystèmes et les sociétés dans les régions tropicales et subtropicales. ECTE 2026 a donc réunit des chercheurs d'Europe et des pays du Sud afin d'échanger des connaissances, de conjuguer leurs points de vue et de renforcer la coopération à long terme pour promouvoir la biodiversité et le bien-être social. La conférence comprenait des sessions plénières, thématiques et des formats d'échange interactifs, et a favorisé tout particulièrement la mise en réseau des chercheurs confirmés et des jeunes chercheurs. Une attention particulière a été portée aux innovations numériques telles que la télédétection, la modélisation et les plateformes de données ouvertes, qui permettent de mieux comprendre les écosystèmes tropicaux et la conservation de la nature.
L’ERAIFT remercie ses partenaires pour leur collaboration, en particulier l’Université de Liège à travers la Faculté de Gembloux AgroBioTech, et l’INERA.
Cette participation à la Conférence a été possible grâce au programme RESSAC, mis en œuvre par le CIFOR-ICRAF et financée par l’Union Européenne.

Du 19 au 28 février 2026, l’ERAIFT (École Régionale postuniversitaire d’Aménagement et de gestion Intégrés des Forêts et Territoires tropicaux), a organisé un enseignement pratique de terrain dans le cadre du cours intitulé : « Approche intersectorielle et intégrée : forêt, agriculture, élevage, pêche, tourisme, notions de démographie et de mouvements des populations ». Le thème central développé portait sur : « Développement économique du Corridor Écologique de la Réserve de Biosphère de Luki – Parc Marin de Mangrove en République Démocratique du Congo et Réserve de Biosphère de Dimonika en République du Congo, dans la perspective du couloir vert Kivu–Océan ». Ce thème s’inscrit dans la dynamique du projet du Couloir vert Kivu–Kinshasa, visant à promouvoir une planification territoriale intégrée conciliant la conservation de la nature et le développement économique, et susceptible d’aboutir à un corridor écologique Luki–Muanda et Luki–Dimonika.
Durant dix jours en milieu réel, les 79 apprenants de l’ERAIFT, issus de 13 pays africains (République Démocratique du Congo, Cameroun, Gabon, Guinée, Mali, Bénin, Togo, Sénégal, République centrafricaine, Niger, République du Congo, Burkina Faso et Tchad), ont réfléchi à un modèle intégré de gestion et de développement du paysage de Luki–Muanda. Ce modèle prend en compte divers secteurs dont l’agriculture, l’agro-industrie, l’élevage, le tourisme, les infrastructures mono et multimodales, la conservation de la biodiversité, l’énergie, la pêche et la pisciculture.
Les activités se sont déroulées notamment dans le paysage de la Réserve de biosphère de Luki et dans le Parc marin des Mangroves, des espaces stratégiques pour la conservation et le développement local durable. Les échanges avec les gestionnaires des sites, les autorités locales, les acteurs économiques et les communautés riveraines ont permis d’ancrer les réflexions académiques dans les réalités du terrain. Ces travaux ont mis en évidence la nécessité d’une gouvernance globale et inclusive, fondée sur la concertation multi-acteurs, la planification spatiale intégrée et la prise en compte des enjeux socio-économiques et environnementaux.
L’immersion a également favorisé l’esprit de learning by doing, en renforçant les capacités d’analyse critique, de collecte et de traitement des données, ainsi que la formulation de recommandations opérationnelles adaptées au contexte local. Sur le plan professionnel, cette expérience a consolidé le travail d’équipe dans un environnement multiculturel, développé le leadership collaboratif. Elle a aussi permis aux apprenants leur intégration en monde réel, de comprendre les interactions entre les dynamiques démographiques, les pressions sur les ressources naturelles et les opportunités de développement économique durable.
L’ERAIFT remercie l’Union Européenne au travers du programme NATURAFRICA pour l’appui financier. L’ERAIFT remercie également le SIDA et le WWF pour leur appui et leur confiance renouvelée. L’ERAIFT remercie l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et l’INERA pour l’accueil réservé aux apprenants à Muanda et à Luki. Mention spéciale au PERENCO, aux gestionnaires des sites et aux autres parties prenantes pour l’accueil des apprenants et leur collaboration efficace.

Du 7 au 9 janvier 2026, l’ERAIFT, à travers ses chercheurs et doctorants, a pris part à la première Conférence annuelle de l’Initiative Science pour le Bassin du Congo (Congo Basin Science Initiative – CBSI). En marge de cet événement, plusieurs travaux de recherche menés dans le Bassin du Congo, auxquels l’ERAIFT est étroitement associée, ont été présentés et discutés.
À l’instar de l’ERAIFT, qui promeut une approche systémique intégrée dans ses activités de formation et de recherche, le CBSI est une initiative dont la vision est de combler les lacunes de connaissances par la promotion d’une science intégrée, pertinente et utile à la prise de décision politique. Dans cette perspective, cette première conférence placée sous le thème « information, interaction et inclusion », avait pour objectifs de renforcer et de faciliter la collaboration entre les chercheurs du Bassin du Congo ; d’élaborer des plans visant à coordonner et à collecter les données distribuées dans toute la région du bassin du Congo, dans six observatoires thématiques : climat, hydrologie, végétation, biodiversité, utilisation des sols et socio-écologie ; de présenter les recherches, qui s’inscrivent globalement dans le cadre des six observatoires, en mettant l’accent sur les chercheurs en début de carrière ; d’établir des synthèse, synergies et impact, y compris la manière dont les résultats scientifiques qui améliorent la protection des forêts et la vie des communautés forestières locales sont produits.
L’ERAIFT exprime sa profonde reconnaissance au comité de pilotage du CBSI, à l’UK International Development, ainsi qu’à l’ensemble de ses partenaires techniques œuvrant dans le Bassin du Congo pour cette collaboration fructueuse, qui contribue au renforcement du réseau scientifique dans la sous-région. Elle adresse également ses sincères remerciements à l’Union Européenne pour son appui constant.

Le lundi 29 décembre 2025, l’ERAIFT a accueilli, dans sa salle de conférence, un atelier de capitalisation et de partage d’expériences issu de l’élaboration participative des Plans Simples d’Aménagement du Territoire (PSAT) dans les provinces d’intervention du projet AVENIR. Cet atelier s’inscrivait dans une dynamique de renforcement des synergies entre les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet et visait à tirer les enseignements clés du processus d’aménagement du territoire à l’échelle locale.
Cette activité a réuni plusieurs participants, notamment les partenaires du projet AVENIR intervenant dans les provinces du Kwilu, du Kwango, du Kongo-Central et du Maï-Ndombe, les représentants du ministère de l’Aménagement du territoire, ainsi que la coordination nationale du projet AVENIR. Les échanges ont mis en lumière les expériences de terrain, les bonnes pratiques et les défis rencontrés lors de l’accompagnement des communautés locales.
L’atelier a débuté par un rappel des objectifs du partenariat entre l’ERAIFT et le projet AVENIR, suivi d’une présentation du contexte général du processus d’aménagement du territoire en République démocratique du Congo, y compris les cadres légaux et institutionnels en vigueur. Les discussions ont ensuite porté sur les réalisations déjà accomplies par les fédérations paysannes qui accompagnent les communautés locales dans l’élaboration et la mise en œuvre des PSAT, mettant en évidence l’importance de l’approche participative pour une gestion durable des territoires. À l’issue des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations visant à améliorer l’opérationnalisation des PSAT et à renforcer leur appropriation par les acteurs locaux et institutionnels.
L’ERAIFT remercie son Excellence Muhindo Nzangi, ministre de l’Agriculture de la RDC, de l’avoir associé à la mise en œuvre du projet AVENIR. Elle exprime également sa reconnaissance au Fonds international de développement agricole (FIDA) et à l’Agence française de développement (AFD) pour le financement du projet. Enfin, l’ERAIFT remercie les différentes fédérations paysannes pour leur collaboration active et leur engagement en faveur d’un aménagement du territoire inclusif et durable.

L’École Régionale Post-Universitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrés des Forêts et Territoires Tropicaux (ERAIFT) a clôturé avec succès son Stage de Terrain d’Aménagement et de Développement Intégrés (STADI) 2025. Pendant près de trois mois, 40 apprenants originaires de sept pays de l’espace COMIFAC ont été immergés au cœur du Parc National d’Odzala-Kokoua-Lossi (PNOKL), l’une des plus anciennes et plus vastes aires protégées d’Afrique.
Le STADI 2025 a permis à ces futurs gestionnaires des forêts tropicales et des aires protégées d’acquérir une expertise pratique à travers une approche systémique et interdisciplinaire. Ils ont été initiés aux outils modernes de collecte et d’analyse de données. Des modules thématiques portant sur la gouvernance, la biodiversité, les chaînes de valeur, le genre et les droits humains ont été animés par des experts internationaux.
Les apprenants ont produit des bases de données géospatiales, des cartes participatives et des analyses AFOM (Atouts, Faiblesses, Opportunités, Menaces) qui contribueront à une meilleure compréhension des enjeux socioécologiques du PNOKL. Les interactions avec les communautés riveraines, les gestionnaires du parc (African Parks Network) et les autorités locales ont permis de renforcer les partenariats et de promouvoir une gestion inclusive des ressources naturelles.
Malgré des contraintes ce stage a démontré l’importance de l’engagement communautaire et de l’innovation méthodologique.
L’ERAIFT entend pérenniser ce partenariat avec le PNOKL et ses partenaires, tout en valorisant les données collectées par des publications scientifiques. Des recommandations ont été formulées pour renforcer les capacités locales, améliorer les infrastructures de communication et encourager une gouvernance plus participative.
Ce STADI 2025 a été possible grâce à la collaboration étroite entre l’ERAIFT, les autorités congolaises, notamment Son Excellence Madame Rosalie Matondo, Ministre de l'Economie forestière, la Fondation Odzala-Kokoua-Lossi, African Parks Network, les partenaires financiers et technique dont l’Union Européenne, AGRINATURA et PARTICIP. L’ERAIFT tient à leur exprimer sa profonde gratitude et à témoigner sa reconnaissance à l’Union Européenne et AGRINATURA pour la confiance renouvelée.

Campus UNIKIN - BP 15373 - Kinshasa - Commune de Lemba - RD Congo