L’École Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrés des Forêts et Territoires Tropicaux (ERAIFT), centre de catégorie 2 sous l’égide de l’UNESCO, a pris part à la réunion du Conseil consultatif de l’Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales en RDC (IRI-RDC), tenue le 10 avril 2026 à la CENCO à Kinshasa. Cette rencontre, co-présidée par Mgr Donatien Nshole Babula et le Révérend Éric Nsenga, a réuni une trentaine de participants dans une dynamique de concertation intersectorielle visant la gestion durable des forêts en RDC.
L’objectif principal de la réunion était de favoriser l’appropriation des actions du programme de l’IRI-RDC par les membres du Conseil consultatif, en vue de promouvoir une gestion durable des forêts en République démocratique du Congo.
De manière spécifique, la réunion a permis de :
(i) valider la proposition d’intégration de nouveaux membres au Conseil consultatif, notamment le RENOI, le CRREBaC, l’ERAIFT, ainsi que les points focaux de la CENCO et de l’ECC ;
(ii) examiner et valider les rapports narratif et financier de l’exercice 2025, et recueillir les orientations relatives au rapport d’audit ;
(iii) présenter le plan d’action ainsi que le budget 2026 en cours d’exécution ; et
(iv) valider les communiqués et autres documents techniques et de plaidoyer, y compris le chronogramme des activités du deuxième trimestre.
La réunion s’est déroulée conformément à l’ordre du jour et a permis de traiter l’ensemble des points inscrits. Ainsi, les participants ont procédé à l’appropriation des actions du programme de l’IRI-RDC en vue de promouvoir une gestion durable des forêts.
Pour rappel, l’Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales (IRI-RDC) est une plateforme de collaboration réunissant des acteurs religieux, des scientifiques et techniques engagés pour la protection et la gestion durable des forêts en RDC. Elle vise à mobiliser les communautés de foi en tant qu’acteurs clés de sensibilisation, de plaidoyer et d’action en faveur de la conservation des écosystèmes forestiers, tout en promouvant des solutions locales et inclusives face aux défis liés à la déforestation et au changement climatique. En RDC, l’IRI s’inscrit dans une dynamique de concertation intersectorielle, en appui aux initiatives nationales et internationales pour la préservation du bassin du Congo, à travers le renforcement des capacités des parties prenantes, le dialogue multi-acteurs et la mise en œuvre d’actions concrètes sur le terrain.
L’ERAIFT a officiellement intégré l’Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales en RDC (IRI-RDC) en tant que membre du Conseil consultatif, avec un mandat validé à l’issue de la réunion, et a activement contribué aux travaux, notamment à l’analyse des rapports 2025, aux orientations de l’audit, ainsi qu’à l’examen du plan d’action et du budget 2026, tout en participant à la validation des documents techniques et du chronogramme trimestriel ; à travers cette implication, l’institution réaffirme son engagement à mettre son expertise au service de la gestion durable des forêts, à renforcer la gouvernance environnementale et à soutenir les dynamiques multi-acteurs en faveur de la conservation des écosystèmes du Bassin du Congo face aux défis climatiques actuels.
L’ERAIFT exprime sa profonde gratitude à l’ensemble des parties prenantes de l’Initiative Interreligieuse pour les Forêts Tropicales (IRI-RDC), ainsi qu’à ses partenaires techniques et financiers, notamment le Secrétariat international de l’IRI, pour cette initiative stratégique visant à promouvoir les solutions fondées sur la nature dans le cadre de la lutte contre la déforestation et de la protection des forêts tropicales. Elle salue également l’implication des institutions académiques et de recherche, en leur qualité de membres du Conseil consultatif, dans ce processus de consultation inclusif et multi-acteurs, gage de la qualité et de la pertinence des échanges. Enfin, l’ERAIFT adresse ses sincères remerciements à l’Union européenne et à NATURAFRICA pour leur appui ayant facilité sa participation effective à cette rencontre.

Du 16 mars au 4 avril 2026, les apprenants de la 6ᵉ promotion de Master professionnel en Techniques d’Aménagement Forestier de l’ERAIFT, en mobilité sous-régionale au CRESA Forêt-Bois à Yaoundé, ont séjourné au sein de l’entreprise PALLISCO dans le cadre d’un programme d’enseignement axé sur divers modules de cours relatifs à la foresterie tropicale. Cette immersion en entreprise, encadrée par Prof Jean-Louis Doucet, Professeur à l’Université de Liège et titulaire de la chaire, et Dr Abdel Malik Atoupka de l’Université de Dschang, constitue une étape déterminante dans leur parcours professionnel. Elle permet de traduire les acquis théoriques en compétences opérationnelles adaptées aux réalités complexes du bassin du Congo.
Conçus comme de véritables laboratoires de terrain, ces modules visent à former des techniciens capables de concilier la performance économique, la conservation de la biodiversité et le développement local. La formation s’est articulée autour de sept axes pédagogiques majeurs : le pragmatisme dans la prise de décision, la collaboration interculturelle, la résilience face aux imprévus, la médiation entre acteurs, une vision stratégique orientée vers la certification FSC, la maîtrise technique des pratiques durables et le pilotage de projets complexes.
Fruit d’un partenariat entre l’Université de Liège, l’ERAIFT et PALLISCO, la formation s’est déroulée en trois phases complémentaires. La première phase, axée sur les aspects techniques et numériques, a porté sur l’initiation aux outils d’analyse tels que le logiciel R, ainsi que sur les fondamentaux de l’aménagement forestier. La deuxième phase s’est concentrée sur les opérations industrielles et les exigences de la certification FSC, y compris l’analyse des forêts à haute valeur de conservation. Enfin, la troisième phase a abordé les dimensions sociales à travers des études de terrain et des interactions avec les communautés locales, avant de s’achever par une évaluation des compétences acquises.
Au-delà de la validation académique, ce programme vise à structurer un réseau régional d’experts issus de plusieurs pays du bassin du Congo, notamment la RDC, le Cameroun, le Gabon, la RCA et le Congo. Cette dynamique, qualifiée de « coalition d’excellence », repose sur une collaboration étroite entre les institutions académiques et les acteurs du secteur forestier, avec l’appui logistique du CRESA Forêt-Bois.
L’ERAIFT adresse ses sincères remerciements à l’Union européenne et à AGRINATURA/NaturAfrica pour leur soutien financier. Elle exprime également sa gratitude à l’entreprise PALLISCO pour son accueil et sa contribution à la formation pratique des cadres africains du XXIème siècle. Enfin, l’ERAIFT remercie le Professeur Jean-Louis Doucet et Nature+ pour leur engagement constant dans la formation des cadres africains.

Du 24 au 26 mars 2026, l’École Régionale Postuniversitaire d’Aménagement et de Gestion Intégrés des Forêts et Territoires Tropicaux (ERAIFT) a pris part à l’atelier de formation consacré au Centre d’Échange d’Informations sur la Biodiversité (CHM) de la République Démocratique du Congo.
Cette activité a été organisée par le Secrétariat Général à l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat, à travers la Direction du Développement Durable (DDD), avec l’appui financier de la Coopération allemande au développement (BGF/GIZ) et l’accompagnement technique du Programme de renforcement des capacités sur la biodiversité de l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (CEBioS).
Tenu en présentiel au Cercle Elais, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, cet atelier a été animé par Messieurs Han De Koeijer et Pierre Huybrechts, respectivement Point focal belge pour le CHM et responsable du volet sensibilisation. Il a réuni quinze (15) participants issus des institutions publiques, de la société civile, des peuples autochtones et communautés locales, du monde scientifique ainsi que des organisations non gouvernementales internationales.
Cet atelier a permis aux participants de :
s’informer sur les décisions pertinentes de la Conférence des Parties à la Convention sur la diversité biologique (CoP-CDB) en lien avec le CHM ;
renforcer leurs connaissances sur le CHM et son fonctionnement ;
faire le point sur l’état de mise en œuvre du CHM en RDC ;
formuler des observations et recommandations, ainsi que définir les prochaines étapes.
La participation de l’ERAIFT à cet atelier s’inscrit pleinement dans sa mission de promotion de la gestion durable des forêts et des territoires tropicaux, ainsi que dans le renforcement des capacités institutionnelles et techniques en matière de conservation et de valorisation de la biodiversité.
L’ERAIFT salue l’engagement du Secrétariat Général à l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat et des partenaires techniques et financiers, en particulier la GIZ et le CEBioS, dont l’appui a contribué au renforcement des capacités nationales en matière de gestion et de partage des informations sur la biodiversité.

Dans le cadre de l’implémentation du projet intitulé : « Evaluation de la valeur des Services Ecosystémiques de la Réserve de Biosphère de Luki (EVASE_RBL) », l'ERAIFT a été invitée à présenter une communication orale à la Conférence européenne d'écologie tropicale 2026 sur le thème: « Community perceptions of ecosystem services of the Luki Biosphere Reserve, Democratic Republic of the Congo». Cette Conférence de haut niveau a été organisée du 23 au 27 février 2026 à l’Université de Passau en Allemagne.
Placée sous le thème « Espèces – Écosystèmes – Populations », cette conférence internationale a offert un forum pour examiner les interactions entre la biodiversité, les écosystèmes et les sociétés dans les régions tropicales et subtropicales. ECTE 2026 a donc réunit des chercheurs d'Europe et des pays du Sud afin d'échanger des connaissances, de conjuguer leurs points de vue et de renforcer la coopération à long terme pour promouvoir la biodiversité et le bien-être social. La conférence comprenait des sessions plénières, thématiques et des formats d'échange interactifs, et a favorisé tout particulièrement la mise en réseau des chercheurs confirmés et des jeunes chercheurs. Une attention particulière a été portée aux innovations numériques telles que la télédétection, la modélisation et les plateformes de données ouvertes, qui permettent de mieux comprendre les écosystèmes tropicaux et la conservation de la nature.
L’ERAIFT remercie ses partenaires pour leur collaboration, en particulier l’Université de Liège à travers la Faculté de Gembloux AgroBioTech, et l’INERA.
Cette participation à la Conférence a été possible grâce au programme RESSAC, mis en œuvre par le CIFOR-ICRAF et financée par l’Union Européenne.

Du 19 au 28 février 2026, l’ERAIFT (École Régionale postuniversitaire d’Aménagement et de gestion Intégrés des Forêts et Territoires tropicaux), a organisé un enseignement pratique de terrain dans le cadre du cours intitulé : « Approche intersectorielle et intégrée : forêt, agriculture, élevage, pêche, tourisme, notions de démographie et de mouvements des populations ». Le thème central développé portait sur : « Développement économique du Corridor Écologique de la Réserve de Biosphère de Luki – Parc Marin de Mangrove en République Démocratique du Congo et Réserve de Biosphère de Dimonika en République du Congo, dans la perspective du couloir vert Kivu–Océan ». Ce thème s’inscrit dans la dynamique du projet du Couloir vert Kivu–Kinshasa, visant à promouvoir une planification territoriale intégrée conciliant la conservation de la nature et le développement économique, et susceptible d’aboutir à un corridor écologique Luki–Muanda et Luki–Dimonika.
Durant dix jours en milieu réel, les 79 apprenants de l’ERAIFT, issus de 13 pays africains (République Démocratique du Congo, Cameroun, Gabon, Guinée, Mali, Bénin, Togo, Sénégal, République centrafricaine, Niger, République du Congo, Burkina Faso et Tchad), ont réfléchi à un modèle intégré de gestion et de développement du paysage de Luki–Muanda. Ce modèle prend en compte divers secteurs dont l’agriculture, l’agro-industrie, l’élevage, le tourisme, les infrastructures mono et multimodales, la conservation de la biodiversité, l’énergie, la pêche et la pisciculture.
Les activités se sont déroulées notamment dans le paysage de la Réserve de biosphère de Luki et dans le Parc marin des Mangroves, des espaces stratégiques pour la conservation et le développement local durable. Les échanges avec les gestionnaires des sites, les autorités locales, les acteurs économiques et les communautés riveraines ont permis d’ancrer les réflexions académiques dans les réalités du terrain. Ces travaux ont mis en évidence la nécessité d’une gouvernance globale et inclusive, fondée sur la concertation multi-acteurs, la planification spatiale intégrée et la prise en compte des enjeux socio-économiques et environnementaux.
L’immersion a également favorisé l’esprit de learning by doing, en renforçant les capacités d’analyse critique, de collecte et de traitement des données, ainsi que la formulation de recommandations opérationnelles adaptées au contexte local. Sur le plan professionnel, cette expérience a consolidé le travail d’équipe dans un environnement multiculturel, développé le leadership collaboratif. Elle a aussi permis aux apprenants leur intégration en monde réel, de comprendre les interactions entre les dynamiques démographiques, les pressions sur les ressources naturelles et les opportunités de développement économique durable.
L’ERAIFT remercie l’Union Européenne au travers du programme NATURAFRICA pour l’appui financier. L’ERAIFT remercie également le SIDA et le WWF pour leur appui et leur confiance renouvelée. L’ERAIFT remercie l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN) et l’INERA pour l’accueil réservé aux apprenants à Muanda et à Luki. Mention spéciale au PERENCO, aux gestionnaires des sites et aux autres parties prenantes pour l’accueil des apprenants et leur collaboration efficace.

Du 7 au 9 janvier 2026, l’ERAIFT, à travers ses chercheurs et doctorants, a pris part à la première Conférence annuelle de l’Initiative Science pour le Bassin du Congo (Congo Basin Science Initiative – CBSI). En marge de cet événement, plusieurs travaux de recherche menés dans le Bassin du Congo, auxquels l’ERAIFT est étroitement associée, ont été présentés et discutés.
À l’instar de l’ERAIFT, qui promeut une approche systémique intégrée dans ses activités de formation et de recherche, le CBSI est une initiative dont la vision est de combler les lacunes de connaissances par la promotion d’une science intégrée, pertinente et utile à la prise de décision politique. Dans cette perspective, cette première conférence placée sous le thème « information, interaction et inclusion », avait pour objectifs de renforcer et de faciliter la collaboration entre les chercheurs du Bassin du Congo ; d’élaborer des plans visant à coordonner et à collecter les données distribuées dans toute la région du bassin du Congo, dans six observatoires thématiques : climat, hydrologie, végétation, biodiversité, utilisation des sols et socio-écologie ; de présenter les recherches, qui s’inscrivent globalement dans le cadre des six observatoires, en mettant l’accent sur les chercheurs en début de carrière ; d’établir des synthèse, synergies et impact, y compris la manière dont les résultats scientifiques qui améliorent la protection des forêts et la vie des communautés forestières locales sont produits.
L’ERAIFT exprime sa profonde reconnaissance au comité de pilotage du CBSI, à l’UK International Development, ainsi qu’à l’ensemble de ses partenaires techniques œuvrant dans le Bassin du Congo pour cette collaboration fructueuse, qui contribue au renforcement du réseau scientifique dans la sous-région. Elle adresse également ses sincères remerciements à l’Union Européenne pour son appui constant.

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